La colocation entre le verbe « être » et l’adjectif « heureux » semble difficile dans un monde qui est le nôtre aujourd’hui. Pourtant, il est nécessaire que ces deux mots puissent accomplir ensemble, les mêmes besoins. Un être sans bonheur est un être sans âme.

Nos écrans nous bombardent constamment d’hommes et de femmes aux dents blanches et à la vie rangée. Ils semblent appartenir à un monde qui ne ressemble pas au nôtre. Cette impression perpétuelle que l’ailleurs reste meilleur s’impose à nous sans même nous laisser une seule seconde de répit. Comme un réflexe, les questionnements fusent à l’intérieur de nous : Et, pourquoi pas moi ? Pourquoi ne pourrais-je pas moi aussi être comme eux ? Pourquoi les autres semblent mieux gérer leurs vies que moi ? Etc.

L’erreur, c’est ressembler

C’est précisément dans ce questionnement personnel que la première erreur prend forme, à mon sens. Cette tendance à penser le bonheur en fonction des autres. Cette comparaison entre le sourire d’un tiers et le nôtre qui semble figé, moins vivant, moins attrayant. On aimerait quelque part ressembler à ces sujets qui se pavanent devant nous : être comme eux, exposer son bien-être au monde entier, conseiller les autres de façon à ce qu’on ait l’impression que rien ne nous affecte,…

Danse comme Baloo

         Si notre entourage et nos stars semblent parfois détenir le Graal contrairement à nous, c’est peut-être qu’ils pensent pour eux. Quelque part, être heureux c’est peut-être aussi passer par une forme d’égoïsme modéré nécessaire. « Il en faut peu pour être heureux… » à ce qu’il parait et pour cela, penser à ce qui nous fait personnellement plaisir est essentiel. Ce n’est pas le bonheur de l’autre qui doit te définir mais ton bonheur à toi qui pourrait demain peut-être en inspirer pleins d’autres…

 

 

 

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